M’Pouto/Rachat opération ex-Ciad-Primo : Les 860 locataires désormais situés

Le rachat de l’opération immobilière ex-Ciad-Primo a donné lieu à une bataille judi- ciaire depuis 2012. Après la Cour suprême

, c’est la cham- bre des délits divers du tribunal de Première instance d’Abidjan qui vient de rendre une autre décision.

Toujours en faveur de l’acheteur : groupe Amaos. « Bien que l’Arrêt N°637 en date du 27 juillet 2016 des Formations de la Cour suprême de Côte d’Ivoire ait consacré l’irrecevabilité de la société Ciad-Primo à remettre en cause les actes notariés de cession de parts sociales et de fonds de commerce au profit du groupe Amaos, monsieur Babily Dembélé a, volontairement, essayé d’entretenir le flou dans l’esprit des locataires-acquéreurs. Pour soutenir ses actes tendant à dis- traire l’opinion publique et les locataires-acquéreurs, monsieur Babily brandissait la procédure correctionnelle en ‘’faux et usage de faux’’ qui était pendante de- vant le Tribunal correctionnel d’Abidjan Plateau ».

C’est par ces mots que le Pdg du groupe Amaos, Félix Kouassi Koffi dit KKF, a stigmatisé hier mardi 5 septembre au cours d’une rencontre avec la presse, les agissements du Pdg de l’ex-Ciad-Primo, Babily Dembélé. Lequel, selon lui, tente de remettre en cause, depuis 2012, de la cession de part sociale et de fonds de commerce de l’opération Ciad-Primo intervenue par devant notaire, le 6 no- vembre 2007.

Pour le conférencier, le litige portant sur 860 logements (M’Pouto et Yopougon), n’en est plus un. Car, par jugement N°4852 en date du 28 juillet 2017, la Chambre des délits divers du Tribunal de Première instance d’Abidjan a définitivement tranché dans la mise en cause du vendeur (Babily) du notaire ayant dressé l’acte de dissolution de sa société Ciad-Primo.

« Le tribunal m’a déclaré non coupable des faits de faux et usage de faux en écriture publique mis à ma charge. Me renvoie des fins de la poursuite pour délit non établi. Au-delà donc de la valeur probante gardée par les actes notariés de cession incriminés, il s’infère de là que leur remise en cause et la procédure subséquente ne relevaient que du dilatoire », a regretté Félix Kouassi Koffi.

Ajoutant qu’à présent que le vendeur de l’opération ex-Ciad-Primo a abattu toutes ses cartes sans succès, il se tourne, une fois encore, vers les mêmes locataires-acquéreurs pour leur dire à nouveau qu’ils ont intérêt à demeurer dans la légalité. « Et cette légalité est incarnée par le groupe Amaos qui ne ferme la porte à aucune négociation avec eux et saura démêler l’écheveau quant aux actes et documents leur conférant irrégulièrement des droits », a-t-il promis, notamment.

G. De Damien
Source : Le Mandat